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Projet
On constate qu’entre 1851 et 1886, le nombre de Belges résidant dans le département du Nord passe de 77 674 à 298 991. Ces chiffres sont plus parlants si on les compare à la population totale. En 1886, 18% de cette dernière, soit près d’1/5, portait la nationalité belge. Des villes comme Roubaix, Tourcoing et certaines zones de Lille attiraient par leur industrie textile tant de compatriotes que certains quartiers étaient presque entièrement peuplés de Belges. Le champ de ce mouvement migratoire dépasse toutefois les limites de l’agglomération lilloise. Les mines de charbon de Lens, Liévin et Billy-Montigny attiraient également de nombreux Belges. C’était aussi le cas des gros travaux d’infrastructure, des briqueteries, de l’industrie agraire, de l’agriculture et de certains secteurs de l’artisanat.
Rares sont les nationalités qui ont eu un impact comparable sur la population française. Pourtant, l’émigration belgo-flamande en France n’a jusqu’ici guère été étudiée de façon systématique. Avec le soutien de la Communauté flamande, le KADOC et l’Amsab-ISG ont mis sur pied un projet commun destiné à mieux cerner le phénomène de la présence flamande – et par extension belge – en France, en particulier dans le nord du pays.
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